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BLOG: Popattitude

Notre entretien exclusif avec Vitaa pour la sortie de son album J4M

S’il y a bien une artiste sur laquelle il va falloir compter ces prochains mois, c’est sans aucun doute Vitaa. Après 10 ans de carrière, la jeune femme revient sur les devants de la scène avec un tout nouvel album dans les bacs depuis le 5 mai, J4M. Plus introspective, la chanteuse nous y surprend à chaque morceau. Tous plus originaux les uns que les autres, ils sont habillement produits et sont de qualité.

Vitaa était présente dans notre capitale le 19 mai dernier pour participer au NRJ Music Tour. À cette occasion, l’Ultratop l’a rencontrée. Morceaux choisis d’un entretien exclusif :

                       

Cédric : Avec J4M, vous avez résolument pris des risques. Sortir de votre zone de confort en proposant une musique novatrice par rapport à vos précédentes compositions. Est-ce facile de complètement se réinventer ? 

Vitaa : Non, ce n’est pas quelque chose de facile. C’est pour moi le propre d’un artiste, d’évoluer et d’essayer de se réinventer. De proposer quelque chose de différent. J’aime bien surprendre. Je l’ai fait à travers certaines collaborations, certains choix de sons. Dans ce nouvel album, j’avais clairement envie d’aller chercher quelque chose de musicalement plus puissant, de plus profond. J’essaye d’ouvrir musicalement et de montrer aux gens que je ne suis pas qu’une « chanteuse de RnB ».

C : En plongeant dans l’univers de J4M, on a vraiment l’impression de s’immiscer dans les recoins de votre esprit. Ce  5ième opus semble être le plus personnel de votre carrière… 

V : Je ne dirais pas que c’est le plus introspectif, mais c’est en tout cas celui dont je suis le plus fière. Musicalement, je pense que c’est le plus osé. Une personne qui me suit depuis le début sera très surprise. J’ai toujours eu des chansons assez personnelles, parce qu’elles sont très souvent issues de mes histoires. Mes chansons sont le fruit de mes réflexions au quotidien.  

Je réfléchis beaucoup et j’aime me livrer dans ma musique. C’est très intime. « À fleur de toi » reste le plus introspectif. J’y ai raconté des choses qui allaient vraiment au-delà de la pudeur. Mais particulièrement dans J4M, j’ai voulu m’ouvrir à de nouvelles choses.

C : En vous confiant de la sorte, entendez-vous par là être proche de votre public ? Notamment en vous produisant dans des petites salles, pour chercher ce contact ? 

V : C’est justement ce que je préfère. On va faire le Trianon de Paris le 2 novembre. J’ai toujours aimé les salles intimistes, c’est là où j’ai les plus beaux souvenirs de scène. Je me suis beaucoup retrouvée sur des grosses tournées avec de grands artistes (je pense à Diam’s ou encore à Maître Gims). Ce sont de super ambiances, les zéniths. Tout le monde hurle. Mais tu n’as pas le temps de vraiment percevoir les gens. Dans les petites salles, tu entends tout ce qu’ils disent (sourire), tu fais chanter tout le monde… J’ai même eu des moments de larmes sur scène ! 

Donc oui, on va partir en tournée fin d’année dans toute la France, on va essayer de faire une date début 2018 en Belgique, à l’Ancienne Belgique, une salle que j’aime beaucoup ! 

                

   C : C’est bien connu, vous avez le don de vous entourer. Diam’s, Maître Gims, Claudio Capéo récemment… Et aussi Stromae. Vous vous doutez bien qu’il est très estimé ici en Belgique alors je voudrais savoir : une anecdote sur ce dernier lors de vos sessions de travail à nous raconter ? 

V : Stromae est quelqu’un de génial, il est étonnant tous les jours ! Il y a quelque chose qui m’a fait rire. Il s’est investi dans l’image du clip de « Peine et pitié », jusque dans les chorégraphies. Vous voyez les émissions qui passent sur Arte ? Avec des danses contemporaines bizarres ? Eh bien il m’a envoyé une vidéo avec des hommes qui dansaient sur une contempo avec des objets érotiques. (Rires) Je la reçois avec son message avec plein de smileys et il me dit « ne prends pas peur, mais regarde la référence ». Et il était sérieux ! J’ai éclaté de rire ! 

Il n’y a que lui pour trouver ça. J’ai compris là où il voulait m’emmener, mais je n’avais jamais vu ça de ma vie. Et c’est vraiment propre à lui, ces idées hors du commun, ce qui fait sa force. C’est quelqu’un de surprenant en permanence. C'est génial de bosser avec lui.                                                  

C : Les artistes actuels qui composent la scène francophone permettent de donner un second souffle à la chanson française. Quel regard portez-vous justement sur ce nouveau paysage et des techniques utilisées pour se moderniser ? 

V : Je ne sais pas si ce sont vraiment des stratégies qui sont réfléchies depuis longtemps. On évolue tous. On essaye tous de mettre en place, au fur et à mesure, des plans de carrière. Moi, je ne suis pas portée sur cela. Je n’en ai pas vraiment.  

Après, chacun ses plans de carrière. Je n’en ai pas vraiment. Je suis une artiste de cœur. À chaque album, j’essaye d’aller surprendre mon public. De faire quelque chose de différent. On tente tous de faire ça, mais le plus dur dans ce métier, c’est de rester. Parce que percer, c’est difficile, mais rester c’est encore plus dur. C’est beaucoup de travail, de talent, mais il y a aussi un petit facteur chance, de rencontres. C’est pour tout le monde pareil. 

J4M nous a littéralement séduits. Audacieux et varié, il présente des titres différents les uns des autres. Cette variété est la force de ce 5ième album. Tout comme la pureté musicale à chaque morceau. Sans oublier de mentionner la plume de Vitaa. J4M est un réel plaisir à l’écoute. Incontestablement l’un des albums marquants de 2017. Quel plaisir de retrouver Vitaa.

                           


Cédric & Olivier (Instagram, Twitter)
23/05/2017
Miley Cyrus : De la provocation à l’épanouissement

Si, dans l’actualité musicale de ces dernières semaines, vous deviez retenir une date, c’est bien celle du 11 mai. Ce jour a été marqué d’une croix rouge pour tous les Smilers, autrement dit les fans de Miley Cyrus. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la jeune femme a effectué un retour aux antipodes de toutes nos spéculations. Analyse.

Défrayer la chronique 

Issue de l’industrie Disney où elle était actrice dans une série pour adolescents (mais si, Hannah Montana, vous vous souvenez ?), Miley Cyrus a eu pour habitude de faire parler d’elle dans les médias. Au départ étiquetée de fille sage, la tête sur les épaules, l’Américaine s’est vite détachée de cette sobre image, au profit d’une autre plus provocante. 

On retiendra entre autres ses clips sulfureux (‘We Can’t Stop’ ou encore ‘Adore You’), des performances aguicheuses (en concert, avec son body échancré) ou encore ses interventions trashs (lorsqu’elle fuma un joint en direct lors de la cérémonie de EMA 2013). Il faut dire qu’avec sa coupe de cheveux rasée et atypique pour une femme, Miley n’a peur de rien. La nudité ne l’effraye guère, les provocations encore moins.

La création d’un personnage

Pour comprendre ce changement de personnalité si drastique, il faut se pencher sur quelques déclarations faites par le passé.  En 2011, de passage au Brésil pour sa tournée, la chanteuse se rend violemment compte que son public adolescent grandit, s’affirme. Un cas de conscience va alors lui faire ouvrir les yeux : elle doit évoluer avec eux, ne plus rester la fille sage d’Hannah Montana.

De plus, la rupture avec son compagnon d’époque, Liam Hemsworth, ne va rien arranger. Sur ‘Bangerz’, album presque qualifié de (re)naissance tellement Miley change radicalement de style,  la jeune femme se dévoile excentrique, voire même sexuelle (‘Love Money Party’), mais aussi brisée suite à sa liaison amoureuse (‘Wrecking Ball’). 

                        

L’opus (classé 38 semaines dans l’Ultratop Albums) défraye la chronique, ou plutôt les performances scéniques et les apparitions médiatiques de Miley qui lui sont liées. Un point de non-retour semble s’être établi. Tous les tabloïds parlent de la chanteuse, davantage pour ses provocations que pour sa musique.

Malibu

Si nous avançons maintenant dans le temps en passant sous silence les nombreuses autres frasques de Miley Cyrus, nous arrivons au come-back de la chanteuse en mai 2017 avec un titre surprenant, ‘Malibu’. La jeune femme y revient avec une pochette plus sobre, des cheveux longs et un titre épuré. Ce dernier est plaisant à l’écoute, loin de ce qui a porté l’Américaine aux combles du trash. Dans le clip, la chanteuse évolue dans un paysage paradisiaque, entre cascade et flore verdoyante, entre ballons multicolores et tenues sobres.

C’est une Miley naturelle que nous retrouvons. Tendre et juvénile, elle semble se livrer à travers ‘Malibu’. Évoquant une douce relation d’amour, faisant intervenir le chien familial et n’hésitant pas à se prêter à quelques pas de danse en plein refrain, elle semble vouloir nous faire passer le message d’une époque révolue. Et la venue d’une période comme purifiée. 

D’ailleurs, dans une interview accordée au magazine Billboard, Miley nous confie avoir arrêté d’elle-même la drogue. Cela afin de pouvoir pleinement s’épanouir et être saine. Il y a là une dimension presque spirituelle. Elle est aidée dans sa reconstruction pour un certain Liam, à nouveau en couple avec la chanteuse depuis la fin de l’époque ‘Bangerz’. 

Tout ceci signe-t-il donc une nouvelle Miley Cyrus. Nous serions tentés de répondre par l’affirmative. Et c’est tant mieux. Car, dans la carrière d’un artiste, il est très important de se réinventer. Peu de chanteurs sont capables de se maintenir au succès en usant des mêmes filons (bien souvent la sensualité pour les femmes). 

Peut-être en a-t-elle pris conscience avec son compagnon. Ou alors nous lui devons ce changement de personnalité. Car, si Miley en est arrivé à faire ‘Bangerz’ à cause de Liam, il semblerait qu’elle soit revenue assagie et saine d’esprit grâce à lui. 

 

 

 

 

 


Cédric & Olivier (Instagram, Twitter)
18/05/2017
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