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BLOG: Popattitude

'Chained To The Rhythm' - Le nouveau clip dénonciateur de Katy Perry

                                       

Si le mois de février fut riche en sorties musicales, impossible de passer à côté du retour de la pop-star américaine Katy Perry. Plutôt discrète depuis la fin de sa dernière tournée (outre lors des élections présidentielles de son pays), la chanteuse nous revient avec un single frais et dansant… mais aussi avec un clip engagé. L’Ultratop vous le décrypte.

Une valeur sûre

Katy Perry, c’est 16 singles classés dans l’Ultratop sur les 19 commercialisés depuis ses débuts ! Alors on peut le dire : chaque titre est presque assuré de devenir un véritable tube. Parmi les plus populaires de sa carrière, citons ‘I Kissed A Girl’, ‘Firework’, ‘Roar’ ou encore ‘Dark Horse’.

À travers 3 albums, de 3 tournées mondiales, d’une mi-temps du Super Bowl, et de presque 10 ans de carrière, Katheryn Elizabeth Hudson de son vrai nom, a su se créer et imposer un univers bien à elle. Un monde et des clips aux couleurs pastel, avec des personnages comme tout droit sortis de dessins animés. Sans oublier un look oscillant entre l’univers de petite fille (aux cheveux colorés, ne se prenant pas au sérieux…) et la femme fatale.

Un avenir déboussolé

Le 21 févier dernier est sorti le clip de son tout nouveau single, ‘Chained To The Rhythm’. S’ouvrant sur des images d’un parc d’attractions, ce dernier se veut à première vue amusant. Et pourtant, à regarder de plus près… Katy Perry cherche à nous faire passer un message fort. Elle s’inscrit en faux contre la société de consommation et de la politique actuelle.

Katy entre dans un parc d’attractions, sorte d’écho à la naissance dans un nouveau monde. En apparence coloré et festif, « Oblivia » accueille son lot de visiteurs. Alors qu’ils sont scotchés sur leurs tablettes occupés à se prendre en photo, les paroles « Tellement à l'aise, nous vivons comme dans une bulle (…) on ne voit pas les problèmes » résonnent en fond. Paraître plutôt qu’être.

Comme dans un monde parfait, un couple pénètre dans une maison, tout en faisant un signe d’approbation avant d’y rentrer, et d’être envoyé en l’air… avant de retomber (allusion à la crise des subprimes). De son côté, Katy monte dans un « grand 8 de l’amour », traversant un étrange tunnel rappelant les émojis de Facebook. Rencontrer sa moitié, faire sa vie avec elle, vivre à 100 à l’heure… Cette apologie à la vie de couple parfaite, oscillant entre ce besoin de tout juger et cette fausse théorie de l’amour idéal, est ainsi pointée du doigt.

Politiquement, la chanteuse s’engage, dénonçant les pratiques de Donald Trump. Des visiteurs afro-américains s’asseyent dans le manège « Safe trip home ! » (Voyage sans encombre jusqu’à la maison) et sont catapultés en dehors des murs du parc, de ce monde idéal. Ailleurs, une attraction confectionne des bombes.

Dans cette utopie, les gens se tiennent en file, attendant leur tour pour agir, pour vivre. Ils courent dans une roue à la manière d’un hamster, poursuivant leurs rêves, en vain, répétant toujours les mêmes erreurs, en boucle. Finissant par chuter. Ils se précipitent devant un écran de télévision leur assimilant des informations, leur disant comment penser. Devant se tient une famille modèle, véhiculant des valeurs ultra-conventionnelles (la femme fait le ménage…). Katy se rend compte, trop tard, dans le monde dans lequel elle évolue. Piégée à travers ces individus agissant comme des robots, presque lobotomisés, elle n’a d’autre choix que d’agir comme eux.

Une morale

Oblivia fait étrangement penser au film « Oblivion » (avec Tom Cruise) où le héros se rend peu à peu compte qu’il évolue dans un monde où les humains vivent de manière stéréotypée, au gré d’une autorité autoritaire. Clin d’œil également dans la file d’attente d’un manège où le temps d’attente renvoie au roman « 1984 » de George Orwell, mettant en lumière un régime policier et totalitaire, une société de la surveillance, ainsi qu’une réduction des libertés.

Le parc n’est qu’une métaphore des États-Unis. Les visiteurs (les Américains) y rentrent (y naissent) singuliers. Au fur et à mesure qu’avance leur vie, ils tentent de se construire une vie amoureuse. Ils se préoccupent de leur image sur les réseaux sociaux. Une télévision (les médias, donc), leur dit comment agir, ce à quoi penser et édifie des normes et valeurs. Alors qu’ils échouent lorsqu’ils tentent de se débrouiller par eux-mêmes, de faire aboutir leurs rêves, ils se tournent vers l’autorité pour qu’elle leur dise quoi faire.

Alors oui, en apparence jovial et divertissant, le clip de ‘Chained To The Rhythm’ est puissant et dénonciateur. Katy Perry tente de nous faire ouvrir les yeux sur notre manière de vivre. De notre mode de consommation. Et il est important de s’en rendre compte, et d’agir en conséquence.  

« Trébuchant comme un zombie bourré (…) Et ça continue encore et encore. Parce que nous sommes enchaînés au rythme. »

 

 

 

 

 

 

 

 


Cédric
23/02/2017
The Voice Belgique - Nos coups de coeur après les Blinds

Chaque année courant janvier, les téléspectateurs sont invités à pousser les meubles de chez eux et à monter le son de leur télévision, car le mardi, c’est The Voice Belgique !

Un télé-crochet à succès

Aujourd’hui, face au succès de la version originale hollandaise lancée en 2010, c’est environ 50 déclinaisons du télé-crochet (comprenez « concours de chant à la télévision ») qui se sont développées à travers le monde. Beaucoup d’entre elles comprennent de 3 à 6 saisons, voire même 10 saisons pour les États-Unis. Chez nous, il existe deux versions : The Voice van Vlaanderen et The Voice Belgique (ça va pas aider nos soucis communautaires ça).

Depuis notre canapé, on adore essayer de décrypter le langage de BJ Scott. On se languit de savoir si Quentin Mosimann va enfin conclure avec une candidate. Mais surtout, on se prend au jeu de savoir si les fauteuils des coachs vont se retourner pour un talent. Du coup, après ces 6 blinds, on a déjà nos petits favoris de l’émission.

Nos coups de cœur

Mélanie da Costa (équipe Marc Pinilla) : Première à se jeter dans l’arène, le charme et la fragilité de Mélanie nous ont littéralement envoutés. Sur le sublime titre ‘Uninvited’, la jeune femme nous a démontré qu’elle serait un atout majeur dans cette nouvelle saison. Une concurrente de taille, plus particulièrement sur les chansons mettant en avant l’émotion.
Clara Charlier (équipe Bigflo et Oli) : Sur l’envoutant ‘Skinny Love’ de Birdy, Carla nous a touchés de par la sincérité de ses mots. Le temps d’un instant, le monde s’arrêta de tourner. Et outre pour la réaction hystérique de ses amies lorsque les coaches se sont retournés (on vous laissera voir le replay), on retient la jeune femme pour sa voix si frêle
Tyana Plewacki (équipe BJ Scott) : Voici l’ovni de cette saison. Car déjà, rien que pour oser (et admirablement) rapper dans The Voice Belgique, chapeau. Avec son style pop américain, Tyana a mis tout le monde d’accord en quelques notes sur ‘Fancy’ d’Iggy Azalea. Il va falloir suivre ce talent de près. Nous on dit ça, on ne dit rien...
Valentine Colinet (équipe Marc Pinilla) : Elle nous vient d’un village du fin fond de la Gaule (Aywaille, pour les connaisseurs), mais qu’est-ce qu’elle a envoyé sur ‘Valérie’ ! Valentine a la voix, le groove, le look, bref, l’attirail parfait d’un artiste en devenir. On sera aux premières loges pour la soutenir lors de la finale (ah oui, y a encore plein d’étapes avant…).
Emilio Amico (équipe BJ Scott) : Avec sa voix cassée, Emilio apporte un vent de fraicheur à cette nouvelle saison avec ‘Wrecking Ball’ de Miley Cyrus. Bien que rapidement comparé à Loïc Nottet (est-ce judicieux, si tôt dans l’aventure ?), le jeune homme à son propre style, qu’il ne manquera pas d’affirmer au fil des émissions, on en est sûr.
Milla Vitali (équipe Mosimann) : Le côté si singulier de Milla nous a littéralement séduits avec ‘Take Me To Church’. Avec un timbre grave, on voit bien la jeune artiste dans un domaine un peu plus rock. On ne demande qu’à la voir évoluer au sein du télé-crochet.
Livio Hans (équipe BJ Scott) : On vous l‘assure, sur sa reprise de ‘Riptide’, on n’a pas pu s’empêcher de taper du pied. Ce qu’on aime, c’est ce que la voix de Livio fait partie de celles… inclassables. Quoi qu’elle nous ferait peut-être penser au style pop américain. Prometteur.

Vanessa Issa (équipe BJ Scott) : Premières notes, notre pensée : c’est une caméra cachée, en réalité, c’est Beyoncé. Sur ‘Rather Go Blind’, Vanessa a montré un léger aperçu de son talent vocal. On est plus qu’impatients de voir ce qu’elle va nous proposer. Car on sait très bien qu’elle peut nous surprendre et envoyer du très lourd.

Daniel Muzembe (équipe Mosimann) : Du français ! Une chanson en français ! Sur ‘Changer’ de Maitre Gims, Daniel nous a complètement charmés. Bien que sur un rythme mélancolique, le Bruxellois partage son côté solaire à travers sa voix. Déterminé, il sait ce qu’il veut et on sent qu’il ne se laissera pas faire lors des prochaines étapes.
Joséphine Le Grelle (équipe BJ Scott) : Sur ‘Let It Go’, il nous a semblé retrouver un brin du style de Birdy. Ou du moins, le même style que la pop anglaise. On ne doute pas un instant que BJ Scott travaillera habilement sa voix grave et chaleureuse.

 

Voici donc nos 10 favoris. Une petite bouchée de talents sur laquelle nous avons craqué. Et vous l’aurez remarqué, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’équipe de BJ Scott dans sa globalité. La plus américaine des Belges a toujours le don de bien s’entourer. Alors évidemment, tous les autres candidats poursuivant l’aventure méritent leur place. Mais on ne peut pas nous cacher qu’on a nos préférés. En souhaitant la bonne chance à tous les participants !


Cédric
16/02/2017
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