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Belgique (Wallonie)

BLOG: Popattitude

[INTERVIEW] Loïc Nottet – « Mon prochain album sera assez éclectique »

De retour avec un nouveau single inédit, 'On Fire', Loïc Nottet amorce peu à peu la sortie de son second album. Après l'immense succès de son premier, le chanteur nous confie cependant toujours manquer de confiance en lui. Dans notre entretien, il en profite pour nous donner des détails sur opus à venir et nous révèle les coulisses de son nouveau titre, ainsi que les dessous de sa transformation capillaire. Mais pas que, puisque Loïc rêve d'Amérique, et il nous en parle pour POPATTITUDE. 

Cédric : Après le succès colossal de ton premier album ‘Selfocracy’, après une tournée sold-out des salles de concerts et de festivals, un an après la parution de ton titre ‘Go To Sleep’, tu reviens sur les devants de la scène avec un nouveau single : ‘On Fire’. Dans quel état d’esprit es-tu ?

Loïc Nottet : Le même qu’il y a deux ans lorsqu’on a sorti ‘Million Eyes’. C’est un retour, donc c’est une remise à zéro. Le stress, l’angoisse… comme d’habitude. (rires) Surtout qu’ici, il y a des changements. Dans la sonorité du single, dans le clip de ‘On Fire’… On verra si ça plait. Je n’ai pas beaucoup plus confiance en moi. Malgré toutes les belles choses qui sont arrivées.

C: Musicalement, comment situes-tu ‘On Fire’ par rapport à tes précédents titres ?

L : On reste dans la pop. C’était ma volonté. Par contre, il est un peu plus axé sur de l’urbain grâce à quelques touches. La base reste de la pop malgré tout. J’ai essayé de combiner les deux : performance vocale et pop.

C : C’est un morceau autobiographique ?

L : Indirectement, je pense. Quand je crée une chanson, je n’en ai pas forcément conscience. Mais avec le recul, il y a un côté personnel qui s’en détache.

C : As-tu des anecdotes autour de ‘On Fire’ ?

L : Le jour du tournage du clip, une danseuse s’est cassé le talon. À 10h du matin. On venait juste de commencer. Elle a dû aller à l’hôpital, avant de pouvoir revenir. Mais on s’est arrangés, et ça a été !

Par rapport à la production, je me souviens que ça a été très vite. J’ai composé le morceau en 10 minutes. Quand je suis inspiré, je suis très productif. Ça va vraiment vite.

C : Ce single s’accompagne d’un univers visuel original, puisque tu as construit tout autour un comic. Un moyen novateur pour toi d’exprimer artistiquement ce que tu as en tête ?

L : Oui. J’aime beaucoup le dessin, les comics d’une manière générale. Et là, je trouvais que c’était la bonne occasion. C’était quelque chose de nouveau, je ne l’avais jamais fait. Je trouve que ça apporte une nouvelle touche que de venir avec un univers cartoonesque et coloré. Pour le moment, ça se limite au compte Instagram créé à cet effet. Je ne sais pas encore si je le referai pour d’autres titres. On verra selon mes envies. (sourire)

C: Un détail n’aura échappé à personne : pour ton retour, un changement s’est opéré puisque tu es maintenant blond platine. Changement artistique ou pari avec ton coiffeur ?

L : Non, ce n’est pas un pari avec mon coiffeur. (rires) C’est un délire personnel. Et au-delà de ça, j’avais besoin d’une nouvelle fraicheur, de quelque chose de nouveau. Par rapport aux artistes que je suis, j’aime bien voir la manière avec laquelle ils reviennent. S’ils ont changé de vêtements, de couleur de cheveux… Ce genre de détails, j’y prête beaucoup d’importance. Je me suis dit que peut-être, je pouvais faire plaisir aux gens qui me suivent, que peut-être ça allait leur plaire. Et puis j’avais envie de revenir avec un nouvel album et une nouvelle image.

C : Bien que tu l’aies toujours fait, tu parles de plus en plus en anglais sur tes réseaux sociaux. Tes musiques sont même en écoute sur Tidal, sorte de Spotify à l’américain. Ça y est : tu ambitionnes de conquérir le public anglophone ?

L : J’ai toujours rêvé des États-Unis. Depuis que je suis petit. Je ne sais pas trop pourquoi. (sourire) Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé. Ça vient peut-être du fait que j’ai beaucoup de respect pour les artistes américains. Je n’écoute que de la musique anglophone et de la pop britannique. J’ai beaucoup de respect pour la façon dont ils travaillent. J’aime bien leur manière de voir les choses, de n’avoir peur de rien, d’oser…

Mais tout seul, je n’oserais pas m’y lancer. Il faudrait que Live Nation m’oblige à y aller. J’aimerais bien, mais je n’aurais pas l’audace de prétendre faire un concert, genre au Madison Square Garden… (rires)

C: Beaucoup pourraient t’envier ton début de carrière puisque ton tout premier album, disque de platine, est resté classé 68 semaines dans les charts belges, dont 6 en première position. T’attendais-tu à un tel engouement ?

L: Non, pas du tout. Franchement. En plus, c’était mon premier album, la première fois que je composais, le début des tournées… Sur ‘Selfocracy’, j’ai parlé à cœur ouvert. J’ai abordé des thèmes durs. Et voir que le public a répondu présent malgré tout, ça m’a vraiment impressionné.

C : À ce moment, tu étais sur tous les fronts. Tu te vois recommencer le même rythme ?

L : Oui, bien sûr. Je n’aspire qu’à ça. Surtout pour la tournée. Je n’ai qu’une hâte, c’est de reprendre la scène.

C : Et parmi toute cette préparation, tu as eu le temps de jeter un œil à Danse avec les stars ?

L : Non… Je n’ai pas regardé, mais dès que j’ai appris que Denitsa était en finale, je lui ai envoyé un petit message pour l’encourager. Et pareil quand j’ai su qu’elle avait gagné. Je suis très content pour elle. Quatrième fois… Bonne partenaire ! Très talentueuse. Et très cool humainement parlant. (sourire)

C : L’univers visuel de ‘Selfocracy’ était assez sombre. Le fil conducteur de cet album était une société égocentrique, où les individus se jugent en permanence. Sur quels fondements va être construit ton second opus ?

L : C’est un nouveau chapitre. C’est toujours de la musique personnelle. C’est toujours « moi », j’ai composé chaque titre en fonction de choses que j’ai vécues, en fonction de moods à travers lesquels je suis passé. Je pense qu’on peut s’attendre à un album assez éclectique. Qui va partir un peu partout, sans non plus aller dans tous les sens et verser dans de l’expérimental. Ça restera de la pop, mais dans les ambiances, dans les textes, dans les envies, ça sera plus diversifié.

C : En interview, j’ai l’habitude de demander au chanteur face à moi ce qu’il pense de tel ou de tel artiste. J’aimerais pour l’occasion savoir : que pense Loïc Nottet de Loïc Nottet ?

L : (Il réfléchit) Déjà, je suis perfectionniste, et éternel insatisfait. Je regarde chaque prestation, même en télé et en radio, et j’ai toujours des défauts à pointer du doigt. Malgré tout, je suis quand même content d’être arrivé là où j’en suis aujourd’hui. Parce que je pars d’un petit village à Souvret, loin des médias, loin du show-business. Je n’avais aucun piston dans les maisons de disques non plus. Je me revois encore regarder la Star Academy et rêver qu’on me dise comme à Jenifer que j’allais enregistrer un album dans un label. Je me demandais comment y arriver. Et maintenant, voir que c’est possible, c’est un grand pas en avant.


Cédric Tordoor
09/12/2018
[INTERVIEW] Lorie – « Une date de concert en Belgique ? C’est certain ! »

Dans les années 2000, tout le monde ne parlait que d'elle. Du "phénomène Lorie". A peine adulte, Lorie enchaîne les succès musicaux et les tournées. Sa carrière est faite. Aujourd'hui devenue actrice récurrente dans la série « Demain nous appartient » sur TF1, la chanteuse ajoute à son palmarès professionnel l'écriture. En effet, elle vient de sortir un recueil de nouvelles autobiographiques. Un ouvrage sincère, d'une prose délicate et maitrisée.

De passage à la Fnac de Liège pour y rencontrer son public belge lors d'une séance de dédicaces, l'artiste s'est confiée à Ultratop sur ses débuts et sur ses motivations d'écriture. Elle en profite également pour nous livrer quelques anecdotes sur sa carrière, ainsi que sur une tournée de plus en plus proche. Entretien.

Cédric : 9 millions de disques vendus, plus de 260 concerts répartis en 4 tournées et rassemblant plus d’un million de spectateurs, 8 albums studio… Entre 2001 et 2008, le public francophone ne parlait que du « phénomène Lorie ». Avec le recul, referais-tu ta carrière de la même manière ?

Lorie : Oui. Je procéderais de la même manière, et je referais les mêmes erreurs. Parce que j’ai appris de ça. Et c’est cela qui fait ce que je suis aujourd’hui. C’est important d’apprendre de ses erreurs. Il s’est passé de très bonnes choses durant cette carrière et bien sûr, il y a des moments où je me suis trompée. Mais j’en avais besoin pour ne pas les répéter.

C : Tu as été sous le feu des projecteurs dès tes 19 ans. Tout est allé très vite…

L : En effet, mais je vois ça comme une chance. Aujourd’hui, je vois certains artistes qui mettent parfois des années à se faire connaître du public. Ça a été très vite pour moi, et j’ai eu cette chance que les choses prennent rapidement.

C : À 36 ans, tu viens de sortir un livre de nouvelles autobiographiques, « Les choses de ma vie ». Quel a été le déclencheur de la publication de ses confessions sur ta vie ?

L : Cette idée est venue pendant la création de mon dernier album (« Les choses de la vie », ndlr), l’année dernière. C’est mon plus intime, le plus personnel. J’avais vraiment envie de me livrer dessus. Sauf que c’est un peu compliqué de le faire comme on le voudrait en 3m30, avec une mélodie, des rimes… (rires) J’ai alors pensé à reprendre les thèmes de l’album, pour en écrire des nouvelles autobiographiques.

On pourrait dire que le livre est court. Mais j’aime bien l’idée de rester sur un manque. L’idée de se dire que l’on en veut plus. Je ne suis pas trop du genre à parler de moi. Donc écrire ce livre, je me disais que c’était déjà un grand pas. Et d’un autre côté, j’avais peur que ça n’intéresse pas. J’avais des doutes.

C : Pourtant, les lecteurs sont là, et semblent même en redemander !

L : S’ils veulent d’autres nouvelles, il n’y a pas de soucis : je fais un deuxième tome ! (rires)

C : Dans ce recueil de nouvelles, tu montres l’envers du décor de ta vie d’artiste. Tu évoques notamment ces fois où tu devais te produire sur scène, tout en ayant ta maman, atteinte d’un cancer, loin de toi…

L : J’ai été un peu « obligée » de continuer ma tournée alors que ma mère était à l’hôpital. Parce que c’est elle qui me l’a demandé. Lorsqu’on a appris que maman faisait une récidive, je lui ai dit que j’allais reporter les tournées. Que l’important, c’était la famille et la santé. Elle m’a regardé et m’a dit : « Non. Moi, ce qui me fait tenir, c’est que tu m’appelles avant de monter sur scène. C’est d’entendre le public. ». Elle voulait que je lui raconte le show. Elle me disait : « Tu me fais vibrer dans ma p*tain de chambre d’hôpital grâce à tes sensations.».

C : Bien que ton nom de scène soit « Lorie », ton vrai nom est Laure Pester. Pourtant, tu as décidé de signer ton livre autobiographique au nom de « Lorie Pester ». Un mélange de deux identités en somme…

L : Oui, c’est vrai. J’aurais pu le signer « Laure Pester » parce que c’est très intime et parce que je parle d’autres choses que de mon boulot. Mais d’un autre côté, les gens me connaissent sous le nom de « Lorie »… Et puis après s’il y a trop de pseudonymes, on pourrait s’y perdre. (rires)

C : On l’évoquait plus haut, à seulement 19 ans, ta vie a été des plus rythmées. Penses-tu avoir été enrôlée dans une sorte d’industrie musicale où pour perdurer, il te fallait sans cesse sortir des titres, être présente sur les scènes, dans les magazines… ?

L : Quand tu es artiste et que tu es dans un processus d’album, de sortie de singles…, tu as un timing à respecter. C’est sûr que tous les x mois, je devais sortir un titre. Toutes les x années je devais faire un album et une tournée… Tu es donc dans une dynamique où il faut sortir des choses. Le public était en demande, en plus. On essayait de faire au mieux, et au plus vite. C’était un rythme effréné. (rires)

C : J’aimerais que l’on s’arrête un instant sur tes 3 plus grands succès en Belgique. Quels souvenirs as-tu avec :

  1. ‘Près de moi’ (classé 30 semaines) : Ah ! C’est mon premier titre. C’est mon petit chouchou. C’est grâce à lui que tout a commencé. C’est la case départ de cette belle aventure. Sinon, présent dans les charts belges pendant 30 semaines… (Elle écarquille les yeux)
     
  2. ‘Sur un air latino’ (23 semaines) : Son histoire est assez rigolote. À l’époque, un album était sorti et juste avant l’été, avec ma maison de disques et mon producteur, on avait fait une réunion pour choisir un nouveau single dessus. Chacun avait son idée. Arrivé à mon tour, j’ai dit non à tout. Je voulais un titre latino et festif pour l’été, qui n’était donc pas sur l’album. À l’époque, je voulais me prendre pour Jennifer Lopez et faire pareil. (rires) Je ne voulais pas faire comme tout le monde en exploitant un titre déjà paru sur un opus. Je souhaitais un inédit. Voilà comment est né ‘Sur un air latino’.
     
  3. ‘Je serai (Ta meilleure amie)’ (20 semaines) : C’est THE titre. C’est avec lui que je termine mes concerts. Je pense que c’est un morceau qui touche tout le monde.

C : Face à un tel impact sur la génération des années 2000, crains-tu que, peu importe le projet artistique dans lequel tu seras impliquée, le grand public t’assimile toujours à ton ancienne carrière ?

L : Non, plus maintenant. À une période, je le pensais. Mais plus aujourd’hui. Notamment parce que la comédie est arrivée dans ma vie. Et aussi parce que les gens se sont bien rendus compte que je n’avais plus 18 ans. (rires)

C : Justement, depuis plus d’un an et demi, tu tiens l’un des rôles principaux dans la série quotidienne de TF1 « Demain nous appartient ». Que t’a-t-elle apporté depuis son commencement ?

L : Déjà, j’ai rencontré des personnes superbes ! Les comédiens, l’équipe technique, la production… On est beaucoup, on travaille énormément, et en même temps, on rigole bien. Le rythme est fou, aussi. Vu que c’est une quotidienne, je tourne du lundi au vendredi à Sète. J’ai 9 séquences à jouer par jour. Chacune fait 3 pages. Donc j’ai cela à apprendre tous les jours. Une fois sur le plateau, on n’a pas énormément de temps non plus pour tourner. Il faut savoir son texte et être dans ton personnage tout de suite. On a 3 équipes qui tournent tout le temps (en studio, dans les décors extérieurs récurrents et non récurrents). Du coup, on passe souvent d’un réalisateur à un autre. Les façons de travailler changent. J’apprends sans cesse !

C : Avec quels acteurs es-tu la plus complice ?

L : Surtout avec mon équipe de flics ! Je suis toujours avec Mayel Elhajaoui (Georges) et Samy Gharbi (Karim), qui était déjà un très bon ami avant la série, et qui l’est encore plus maintenant ! Eux deux, ce sont mes frères. À l’écran comme à la vie.

C : Tu as annoncé une date de concert unique, au Trianon de Paris, le 9 mars prochain. Cela laisse-t-il présager une tournée ?

L : D’autres dates vont arriver… Ce sera une petite tournée en deux parties. L’une au printemps, l’autre en fin d’année. Elle sera dans la continuité du concert que j’ai fait à l’Olympia en mai dernier. J’y ai repris des chansons du nouvel album, tout en y mêlant des anciens titres un peu réarrangés.

C : Avec un arrêt en Belgique obligatoire…

L : C’est certain que je viendrai ! Je ne sais pas encore durant quelle période, mais c’est sûr.

C : À ce jour, quel type de carrière artistique souhaiterais-tu voir se profiler ?

L : Je n’ai pas vraiment de plan de carrière pour la suite. Parce que je suis comblée. Je tourne dans une super série, je pars en tournée, je viens d’écrire un bouquin… Pour l’instant, je souhaite que ça continue tel quel. (sourire)


Cédric Tordoor
21/11/2018
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